Podcast 19 : Réseaux sociaux 📱

Grammaire · B1/B2 · À partir du podcast « Les réseaux sociaux »

« Avant de » + infinitif : la suite de « avant que »

Dans l’épisode précédent, on a vu « avant que » + subjonctif. Ici, on trouve une cousine plus simple : « avant même de te lever », « avant de dormir, tu fais pareil. » Pas de subjonctif cette fois — juste un infinitif. Pourquoi ?

La règle en une phrase

Quand le sujet des deux actions est le même, on utilise avant de + infinitif. Quand les sujets sont différents, on utilise « avant que » + subjonctif (comme la semaine dernière).

Exemples tirés du podcast

« …avant même de te lever. »

→ avant de + infinitif : même sujet (« tu » te lèves, « tu » regardes ton téléphone)

« Le soir, avant de dormir, tu fais pareil. »

→ même structure, même logique

L’astuce pratique

Le test rapide : qui fait les deux actions ? Une seule personne → « avant de » + infinitif (plus simple, pas de subjonctif à conjuguer). Deux personnes différentes → « avant que » + subjonctif.

Avant de poster une photo, demande-toi si tu la publierais aussi devant tes parents.

Vocabulaire de l’épisode

  • Le harcèlement (en ligne) — des attaques répétées et malveillantes envers une personne
  • L’estime de soi — la façon dont on perçoit sa propre valeur
  • Le recul — la capacité à prendre de la distance sur une situation

Mini quiz

  1. Avant de ___ (dormir), évite les écrans.
  2. Réfléchis avant de ___ (publier) quelque chose en ligne.
  3. Il vérifie toujours son téléphone avant de ___ (sortir) de chez lui.

Réponses : 1. dormir — 2. publier — 3. sortir

🎧 Cet article accompagne l’épisode « Les réseaux sociaux : amis ou ennemis de notre santé mentale ? » — écoute-le sur Spotify, Apple Podcasts ou YouTube.

Voici la transcription :

Les réseaux sociaux : amis ou ennemis de notre santé mentale ?

Salut et bienvenue sur le podcast de Real French Daily.

Aujourd’hui, on parle d’un sujet qui touche presque tout le monde : les réseaux sociaux, et leur effet sur notre santé mentale.

Allez, c’est parti !

Le matin, avant même de te lever, tu regardes ton téléphone. Quelques notifications, quelques messages, quelques photos de vacances de gens que tu ne connais presque plus. Le soir, avant de dormir, tu fais pareil. Entre les deux, tu as sans doute ouvert Instagram, TikTok ou Facebook plusieurs fois, parfois sans même t’en rendre compte.

Ce n’est pas un hasard. Ces applications sont conçues pour ça : capter ton attention le plus longtemps possible.

Alors, sont-elles vraiment mauvaises pour nous ?

La réponse n’est pas simple. D’un côté, les réseaux sociaux permettent de rester en contact avec des amis à l’étranger, de découvrir des idées, de suivre l’actualité, de trouver une communauté quand on se sent isolé. Pendant la pandémie, par exemple, ils ont aidé beaucoup de gens à garder du lien social.

Mais de l’autre côté, plusieurs études pointent des effets plus inquiétants.

Premier problème : la comparaison sociale. Sur les réseaux, on voit surtout les meilleurs moments de la vie des autres : leurs vacances, leur nouvelle maison, leur corps parfait après trois mois de sport. Le problème, c’est qu’on compare ces images à notre propre quotidien, souvent moins spectaculaire. Résultat : un sentiment de ne jamais être à la hauteur.

En France, une enquête publiée en 2025 montre que les jeunes de 15 à 24 ans passent en moyenne plus de trois heures par jour sur les réseaux sociaux. Et parmi eux, une part importante déclare se sentir plus anxieuse ou moins satisfaite de sa vie après une longue session de scroll.

Deuxième problème : le sommeil. La lumière bleue des écrans et le flux continu de contenu retardent l’endormissement. On se dit « encore cinq minutes »… et une heure plus tard, on est toujours devant son téléphone.

Troisième problème : la dépendance. Ces applications utilisent des mécanismes proches de ceux des jeux d’argent : notifications, likes, petites récompenses imprévisibles. Le cerveau adore ça, et il en redemande. Beaucoup de gens décrivent un vrai sentiment de manque quand ils n’ont plus accès à leur téléphone.

Il y a aussi la question du harcèlement en ligne, particulièrement chez les adolescents. Des messages méchants, des moqueries, parfois de vraies campagnes de harcèlement qui peuvent avoir des conséquences graves sur l’estime de soi.

Face à ces constats, certains pays commencent à agir. En France, l’usage des téléphones portables est interdit dans les collèges depuis 2018, et le débat sur l’âge minimum pour s’inscrire sur les réseaux sociaux revient régulièrement au Parlement.

Mais faut-il vraiment tout arrêter ?

Pas forcément. Beaucoup de spécialistes parlent plutôt d’un usage plus conscient. Se poser des questions simples : pourquoi j’ouvre cette application maintenant ? Qu’est-ce que je ressens après l’avoir utilisée ? Est-ce que ce compte que je suis me fait du bien, ou me fait plutôt sentir mal ?

Certaines personnes choisissent de désactiver les notifications, ou de garder leur téléphone hors de la chambre la nuit. D’autres font des pauses régulières, une journée par semaine sans réseaux sociaux, par exemple.

Alors, les réseaux sociaux : amis ou ennemis de notre santé mentale ?

Comme souvent, la réponse dépend de l’usage qu’on en fait. Utilisés avec modération et avec un peu de recul, ils peuvent enrichir notre vie sociale. Utilisés sans limite, ils peuvent au contraire l’appauvrir, en nous éloignant du moment présent et des relations réelles.

Le vrai défi, une fois de plus, n’est pas technologique. Il est humain. Savoir reconnaître quand une application nous fait du bien, et quand elle commence à nous faire du mal.

Et toi ? Est-ce que tu as déjà essayé de réduire ton temps sur les réseaux sociaux ? Qu’est-ce que ça a changé pour toi ?

Merci d’avoir écouté ce podcast de Real French Daily. À très bientôt pour un nouvel épisode.