Grammaire · B1/B2 · À partir du podcast « La fast fashion »
« Tellement… que » : la conséquence
L’épisode explique pourquoi on achète autant de vêtements : « des prix tellement bas qu’on n’hésite plus avant d’ajouter un article au panier. » Une cause (le prix très bas), une conséquence (on n’hésite plus) — reliées par « tellement… que ».
La règle en une phrase
Tellement (ou si) + adjectif/adverbe + que + conséquence. Devant un nom, on utilise seulement tellement de + nom + que (jamais « si de »).
Exemple tiré du podcast
« Des prix tellement bas qu’on n’hésite plus avant d’ajouter un article au panier. »
→ tellement + adjectif (bas) + que + conséquence
L’astuce pratique
« Si » et « tellement » sont interchangeables devant un adjectif ou un adverbe (si bas que / tellement bas que). Mais devant de + nom, seul « tellement » fonctionne : on dit « tellement de vêtements que », jamais « si de vêtements que ».
Elle a acheté tellement de vêtements qu’elle ne sait plus où les ranger.
Vocabulaire de l’épisode
- Une garde-robe — l’ensemble des vêtements qu’on possède
- Jetable — conçu pour être utilisé peu de temps puis jeté
- Une décharge — un lieu où l’on dépose les déchets
Mini quiz
- Ce t-shirt était ___ bon marché que je n’ai pas hésité à en acheter trois.
- Elle a ___ vêtements qu’elle en donne régulièrement.
- Le prix était ___ bas que ça semblait suspect.
Réponses : 1. tellement/si — 2. tellement de — 3. tellement/si
🎧 Cet article accompagne l’épisode « La fast fashion : mode jetable ou catastrophe écologique ? » — écoute-le sur Spotify, Apple Podcasts ou YouTube.
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Voici la transcription :
La fast fashion : mode jetable ou catastrophe écologique ?
Salut et bienvenue sur le podcast de Real French Daily.
Aujourd’hui, on parle d’un sujet qui touche notre garde-robe à tous : la fast fashion, cette mode qui va toujours plus vite, toujours moins cher.
Allez, c’est parti !
Un tee-shirt à 5 euros. Une robe à 8 euros. Une nouvelle collection chaque semaine, parfois chaque jour. Voilà la promesse de la fast fashion : t’habiller à la dernière tendance, sans jamais te ruiner.
Et ça marche. Selon l’éco-organisme Refashion, qui gère la filière textile en France, les français ont acheté en 2025 un total de 3,6 milliards de pièces de vêtements neufs, soit 10 millions par jour. Dans le détail, cela représente en moyenne 43 vêtements neufs par personne sur l’année, un chiffre en hausse par rapport à 2024.
Dix millions de vêtements achetés chaque jour, rien qu’en France. Le chiffre donne le vertige.
Mais pourquoi on achète autant ?
D’abord, le prix, évidemment. Certaines plateformes en ligne, souvent asiatiques, proposent des vêtements à des prix tellement bas qu’on n’hésite plus avant d’ajouter un article au panier. Ensuite, la rapidité : on voit une tenue portée par une influenceuse, et le même modèle est disponible en ligne, livré chez toi en quelques jours.
Le problème, c’est que cette mode ultra-rapide a un coût. Pas pour ton porte-monnaie, mais pour la planète.
Premier impact : la pollution. Le secteur textile est l’un des plus polluants au monde. D’après une coalition d’associations, dont Emmaüs et les Amis de la Terre, l’industrie textile représente près de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, en plus de polluer les sols et les cours d’eau dans les pays producteurs.
Deuxième impact : les déchets. Beaucoup de ces vêtements, souvent de mauvaise qualité, sont portés seulement quelques fois avant d’être jetés. Une grande partie finit incinérée ou mise en décharge, plutôt que recyclée.
Troisième impact : les conditions de travail. Pour produire un tee-shirt à 5 euros, il faut bien que quelqu’un, quelque part, soit payé beaucoup moins que ce que ce vêtement ne le suggère. Les usines textiles, souvent situées en Asie du Sud, emploient des travailleurs dans des conditions parfois très difficiles, pour des salaires très bas.
Face à ce constat, certains changent leurs habitudes. La seconde main progresse en France, portée par des plateformes comme Vinted. D’autres choisissent d’acheter moins, mais mieux : des vêtements plus durables, réparables, fabriqués localement.
Le gouvernement, de son côté, commence à agir. Une loi contre l’ultra fast-fashion est actuellement débattue au Parlement, avec des mesures comme l’interdiction de la publicité pour ces marques, ou des pénalités financières sur les vêtements les plus problématiques.
Mais est-ce suffisant face à un modèle économique aussi puissant ?
Pas si simple. D’un côté, la fast fashion permet à des personnes avec un budget limité de s’habiller correctement, de suivre les tendances, de se sentir bien. La question n’est donc pas seulement écologique, elle est aussi sociale. De l’autre côté, ce modèle repose sur une surproduction difficile à justifier, dans un monde qui fait déjà face à une crise climatique.
Alors, la fast fashion : mode jetable ou catastrophe écologique ?
Sans doute un peu des deux. C’est un symptôme de notre époque, où on veut tout, tout de suite, et pas cher. Mais c’est aussi un choix collectif qu’on peut, petit à petit, remettre en question.
Le vrai défi, encore une fois, n’est pas seulement industriel. Il est aussi personnel. Se demander, avant chaque achat : est-ce que j’ai vraiment besoin de ce vêtement ? Et est-ce que je suis prêt à le porter longtemps ?
Et toi ? Est-ce que tu fais attention à ta façon de consommer la mode ? Est-ce que tu achètes plutôt neuf, ou plutôt d’occasion ?
Merci d’avoir écouté ce podcast de Real French Daily. À très bientôt pour un nouvel épisode.


